Les artistes que j'ai rencontrés

Les artistes que j'ai rencontrés

 

Adnet Jacques : Directeur des Arts Décoratifs. A sa demande d’orientation d’attitude au Ministère des Beaux Arts, devant les évènements de 68, celui-ci lui a répondu : « faites pour le mieux !».  

 

 

 

Debré Germain 1890 – 1948 : Architecte du monument-fontaine à Emile Loubet à Montélimar (choisi par Pierre de Saint Prix, petit fils du président Loubet), auteur du dessin de la margelle de la fontaine, détruite dans les années 70 ou 80 par la ville de Montélimar, sans l’autorisation de l’architecte ni du sculpteur.

 

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Flandrin Paul: Architecte de Notre Dame du Calvaire à Châtillon-sous-Bagneux, désigné par Jean-Pierre Laurens, décédé en 1932.
Mme Laurens a dirigé, dès 1933, la réalisation de l’Eglise N.D. du Calvaire, avec les élèves de son mari.

 

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Kaehrling Jules : « Tout se sait ». Etudiant, j’ai été bien surpris en rentrant aux Arts Déco. d’être félicité par le directeur, pour avoir, rue Claude Bernard, arrêté un cheval de livraison « Gervais », qui rentrait à l’écurie, un peu vite et sans cocher, accompagné par les vociférations des passants.
La nouvelle avait été plus vite que le cheval...
C’était Kachring, architecte en chef des Monuments historiques, qui m’avait vu et téléphoné à son ami Deshairs.
De là, son idée de me demander de lui faire un bas-relief pour l’entrée de son immeuble au 70 rue Claude Bernard.
 

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Il ne me reste que le moule qui avait servi à réaliser l'original qui a servi à réaliser le bas-relief en bronze.

 

 

Part René : A participé avec Cornesse (architecte ancien des cours du soir) à la démarche de reprise des cours du soir des A.D., supprimés pendant la guerre par Tournon, directeur des Arts Déco. et architecte des Beaux Arts. Mais la section « architecture » n’a pas été reconstituée.

 
   

 

Cheyssial Georges 1907- 1996: Elève de J.P. Laurens. Faisait partie de l’équipe de N.D. du Calvaire. Sur la fresque située au dessus de l’hôtel, il a représenté le couronnement de la Vierge avec les portraits des artistes ayant travaillé à l’église. J’ai servi de modèle pour les apôtres St Paul et St Jean, à gauche de l’autel.

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Il m’a fait connaître le caviar à la louche, au buffet de la réception des nouveaux lauréats du Prix Blumenthal.

 

 
   

 

Desnoyer : Professeur aux A.D.. Connu pendant que Niclausse faisait son buste, et que Desnoyer faisait le portrait de Niclasse.

 
   

Flandrin Marthe 1904 - 1987 : Sœur de l’architecte de N.D. du Calvaire

 

 
   

Madame Fontanarosa : Professeur d’étude documentaire à l’école privée du Musée des Arts Décoratifs de Passy (rue Beethoven). 
Charmants souvenirs de conversations pendant les repos des modèles. Elle parlait de son mari et de ses enfants.

 

 

Geiss Jules-Alfred 1901 - 1973 : Elève de Jean-Paul Laurens.
Faisait partie de l’équipe de N.D. du Calvaire.

 

 

 

 

Perrot René :  Copain des Arts-Déco. J’ai fait son profil en médaille pour sa tombe.

 
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Rohner Georges 1913 :  Connu lors des réunions de professeurs des Arts Déco..

 

 

 

Saint-Saens Marc : Prof. Aux A.D..Epouvanté par mon enseignement.
Entré par hasard dans mon atelier un jour où je faisais faire un exercice d’observation (l’élève devait décrire oralement le modèle à un autre élève qui le dessinait sans le voir), ce qui faisait beaucoup de bruit, avec une quarantaine d’étudiants.

 

 

Souverbie Jean 1891 - 1981 : Professeur aux Beaux-Arts.

 
   

Taslizki Boris 1911 : Nouveau professeur aux Arts Décoratifs, il me parle de son inquiétude d’enseignant, je lui réponds : « Tu n’as qu’à chercher à être le prof. que tu aurais aimé avoir eu. ».

 
   

 

Tondu André 1903 - 1980 : Elève de J.P. Laurens. Faisait partie de l’équipe de N.D. du Calvaire.

 
   
Untersteller Nicolas-Pierre 1900 - 1967 : Voyage en Italie avec sa femme etlui afin de rester dans le style qui a inspiré l’église N.D. du Calvaire à Châtillon sous Bagneux.

 
   

 

Zendel Gabriel 1906 - 1992 : Vu chez Raymond Coulon à la Cité des Artistes de la rue Ordener.

 
   

 

Auricoste Emmanuel 1908 : Après 68 : décidé à révolutionner l’enseignement de la sculpture, jette une cinquantaine de sellettes de modelage pour l’étude du nu. J’en ai sauvé une dizaine. En dehors de ça, nous avions une très bonne entente. 

 
   

Belmondo Paul  1898 – 1982 : Rapports sympathiques. Il m’a prêté une sellette pour ma première grande figure. Une « Eve » dont «Dyck » était le modèle. Médaille de bronze aux « Artistes Français », disparue pendant la guerre, mais dont il reste deux photos.

 
 
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Boucher Jean (1870 – 1939) : Patron aux Beaux-Arts, ami de Niclausse. Conversations « aux deux Magots », entre deux verres.
Il proposait de me prendre dans son « écurie de course » au Prix de Rome, mais la guerre de 40 est arrivée, avec sa mobilisation pour moi, en 39.

 

 
   

Carton Jean-Maurice 1912 : Rencontres sympathiques.

 
   

 

Collamarini René 1904 – 1983 : Ancien élève de jean Boucher. Connu chez Paul Belmondo.

 

 
   

Coulon Raymond : Copain d’atelier. Collaboration à la réalisation du monument aux morts de Clermont-Ferrand, dont il a réalisé le groupe central : soldat, prisonnier, déporté, résistants ainsi que le bas-relief  de droite « la famille ». En ce qui me concerne, j’ai réalisé le bas relief de gauche « la guerre » ainsi que la figure dominante représentant « la Paix ».

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Sa formation d’artisan lui permettait de tout faire : modelage, moulage en plâtre, agrandissement dans la pierre, cuivre soudé et repoussé…


Prisonnier pendant la guerre de 40, il s’est évadé.

 
   

Couturier Robert 1905 : Professeur aux AD, 

 
   

de Coetlogon Yves : Vu à la nouvelle église de Ris-Orangis exécutant, en taille directe, un « Sacré-Cœur », au pied du clocher, qui, trop lourd, n’a jamais pris place à son sommet.

 
   

 

Dandelot Pierre : Le plus brillant des élèves de Niclausse. Premier occupant de l’atelier libre des A.D., où il a fait un « Lion rugissant » deux fois grandeur nature.
En fréquentant les professeurs de Musée du « Jardin des Plantes », où il enseignait le dessin, le scientifique a dominé l’artiste, et il s’est éloigné du Salon des Animaliers. 

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Deshaires Léon : Directeur des A.D.. Avait donné le titre d’une œuvre réalisée pour le hall d’entrée des A.D. « Les Arts s’unissent pour orner la Vie » accompagnée de « La Nature Inspiratrice », que j’ai eu la chance de réaliser.

 
   

 

Despiau Charles 1874 – 1946 : Visite de son atelier avec son ami Niclausse, conscient de la qualité de ses bustes.
Membre du jury pour le monument à Emile Loubet.

 
   

Dideron Louis 1901 : Rapports sympathiques entre professeurs des AD.

 
   

 

 
   

 

 
   

 

Flandrin Madeleine (Mme Froideveau) :  Sœur de l’architecte de N.D. du Calvaire, épouse de l’architecte, Yves-Marie Froideveau, qui a repris la suite de la réalisation de l’église N.D. du Calvaire après le décés de Paul Flandrin. Auteur des deux bas-reliefs « la Foi » et « l’Espérance » de la façade de N.D. de Calvaire. En ce qui me concerne, j’ai réalisé « la Charité » , « la Tempérance », « la Justice », « la Force et la Prudence », ainsi que la « Piéta » au-dessus de l’entrée.  
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Gaumont Marcel 1880 – 1962 :  Professeur aux Beaux-Arts. Remplaçant de J. Boucher.
Conseillé par Landowski, pour me préparer le prix de Rome.
 
   

 

Gimond Marcel 1891 – 1961 : En arrivant comme professeur aux AD, alors que je n’étais plus à l’école, il a fait détruire avant la guerre un de mes bas-relief en plâtre « la Danse » accroché sur un des murs des A.D., sans m’en prévenir. Il en reste une photo.

 
   

Hajdu  Etienne 1907 : Copain de l’atelier Niclausse aux A.D., émigré roumain, famélique et courageux. 

 
   

Janniot Alfred 1889 – 1969 : Ami de Niclausse. Visite à son atelier et à son chantier pour l’exécution du bas-relief sur la façade du Palais des Colonies.

 
   

Joffre Félix 1903 - 1989 : Elève de J. Boucher, rencontré chez Belmondo.

 
   

 

Landowski Paul 1875 – 1961 : Je ne me souviens plus des circonstances exactes qui m’ont conduit dans son bureau, à l’école des Beaux-Arts.
Il me reste l’impression d’une sorte de Napoléon III, recevant un jeune lieutenant, après la bataille de Sedan.
Le regard dans le vide, il m’a surtout parlé de son admiration pour les belles voitures automobiles.
Malgré tous ses succès, avait-il un sentiment d’échec…
Il misait sur moi pour le Prix de Rome, mais la guerre est arrivée.. 

 

 
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Niclausse Paul 1879 – 1958 : C’est toute la sculpture qui entrait dans l’atelier, avec lui : le Parthénon, la cathédrale de Chartres.
Grand, calme, un demi sourire suggéré dans sa barbe blanche, bien taillée.
Il enseignait sans théorie, peu de paroles, un regard chaleureux, une pression de la main sur l’épaule « continuez ».
Il n’avait pas d’enfants. Ses élèves occupaient le vide.
Avec Léon Deshaires, directeur des Arts Décoratifs, qui l’avait nommé professeur, il m’a donné l’usage d’un atelier libre, où j’ai fais la « Maternité » (posée par Raymonde, le modèle préféré des A.D.) qui, à Metz, placée sur le socle de la statue élevée à la gloire du soldat allemand, détruite en 1918 par les français, glorifie maintenant « Les Mères françaises ».

Avec Dandelot et Coulon, nous avons travaillé à ses grandes commandes officielles, qui étaient une revanche sur sa vie campagnarde, imposée par un besoin de grand air, qui a duré 40 ans et lui a permis de faire ses œuvres le plus originales.

Démoralisé par la robe de chambre rouge enfilée sur un mannequin allongé avec le masque mortuaire et au bout des manches, le moulage des mains de son ami Jean-Pierre Laurens, Niclausse m’a demandé de modeler le « gisant » qui est dans une niche à l’intérieur de l’Eglise N.D. du Calvaire.

 

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Il ne faut pas s’étonner de voir, en bas de la robe, surgir des pieds d’archange. Ce sont ceux de Raymonde, vus par Niclausse.

S’étant foulé le poignet en tombant d’une sellette au moment où il commençait, pour la ville de Metz, l’étude du monument « Aux Morts de la Guerre de 14-18 », il m’a obtenu un sursis de 6 mois pour mon service militaire. J’ai modelé en terre le groupe principal d’après sa maquette, une « Piéta » laïque. Dandelot posait pour le gisant sur les genoux de Raymonde, qui représentait la ville de Metz. L’exécution en pierre a été réalisée par Bouroux. Coulon a modelé les bas-reliefs de la « Famille » et les deux soldats debout qui, sur le mur, isolait le monument du jardin environnant. (Ils ont été détruits par les allemands pendant la guerre)
Il était fait pour l’art indépendant : portraits, nus. Selon son inspiration.

Il m’a fait connaître tous les sculpteurs importants de sa génération et Madame Laurens.
Après la guerre de 40, il est devenu Maître à l’école des Beaux-Arts, et membre de l’Institut.

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Riolo Salvator : Travail en équipe pour l’exposition coloniale. Moulait les petite figures que je modelais pour des dioramas.
Il préparait le Prix de Rome avec le tempérament italien, à la Benvonuto Gellini.
A l’époque, il rêvait d’avoir une voiture. Je crois qu’il est mort d’un accident de la route.
Il a réalisé les bas-reliefs (en aluminium) de l’immeuble en brique que longe le métro de la ligne 6.
 
   
 
 
Valette Henri 1891 : L’honnête homme. Professeur consciencieux, rigueur protestante, ancien combattant. Professeur de modelage aux Arts Décoratifs. Cours préparatoire à l’atelier de l’étude de nu.
Nous avons fait réciproquement nos bustes.
 
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Wlérick Robert 1882 - 1944 : En 1939, nous avions le même modèle, « Rolande ».
Il en a fait un bronze qui est au Musée des années 30.
Il regrettait de ne plus avoir 20 ans. J’avais 26 ans et j’en faisais une  « Naissance de Vénus », dont la mobilisation a arrêté l’étude. « La mobilisation ce n’est pas la guerre » disait-on. Je l’ai enveloppée soigneusement, espérant une permission pour l’améliorer et la faire mouler.
J’étais de garde sur un camp d’aviation à Cherbourg. L’hiver l’a gelée. Mon mouleur a sauvé le torse qui, moulé en plâtre, a été dans le restaurant de Benoît Rey. Il reste deux dessins et la maquette en bronze.
 
   


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